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Une marée en Marennes-Oléron

Nous sommes fin juin et dans le bassin de Marennes-Oléron, il est temps de "descendre les poches" d’huîtres. Concrètement, cela revient à changer les poches d’endroits pour les placer d’un endroit plus haut, protégé des moules, vers un endroit plus bas mais où les huîtres pousseront mieux.

Nous partons du chenal d’Ors alors que l’eau commence à baisser. Nous devons passer sous le pont d’Oléron pour nous rendre sur le parc de Lamouroux où nous devons installer notre chargement.


La marée s’annonce bien : beau soleil et peu de vent. Les conditions anticycloniques ne vont pas diminuer l’amplitude de la marée.


Une fois arrivé sur la zone du parc, il faut le retrouver. C’est à cela que servent les balises que l’on voit sur cette photo.


Avant de commencer le travail à proprement dit, il faut s’équiper avec des combinaisons ou des cuissardes pour travailler dans l’eau sans (trop) se mouiller. Les gants sont aussi obligatoires si on veut garder des mains en bon état.


Les voisins ont déjà commencé à travailler. Ils ont raison car le temps est compté : la mer ne découvre que quelques heures et chaque minute peut se révéler précieuse lorsqu’on a beaucoup à faire.


Le travail commence, et avant de mettre les poches, on dépose des tables en fer pour les recevoir. Les poches seront amarrées dessus ensuite avec des crochets en caoutchouc.


On aligne les tables dans l’eau par rapport aux balises avant d’y déposer les poches d’huîtres.


Toujours à moitié dans l’eau, on installe enfin les pochons d’huîtres sur les tables en fer. On met en place de cette manière tout le chargement du ponton avant que l’eau ne se retire complètement si le degré de la marée est important.


Une fois tout installé, il faut encore recharger à un autre endroit les poches et tables qui seront mises le lendemain. Là encore, le temps presse car il faut aller plus vite que la marée qui remonte. On dit que l’on recharge en flot.


Peu de gens rechargent les tables en même temps que les poches. Les ostréiculteurs ont souvent deux jeux de tables, ce qui évite d’avoir à les charger en flot. Comme vous pouvez le voir, le lancer de table dans une lasse est un sport très complet et assez technique.

C’est donc fatigués mais satisfaits que nous rentrons au chenal. La marée était aujourd’hui facile mais un vent soutenu ou un ciel capricieux aurait pu nettement compliquer les choses.


Article écrit le 10 juillet 2005 par ismael et lu 6230 fois



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